30 mars 2009
Hush-hush
Bin et Cerise reviennent bientôt avec une enquête très très spéciale... fruit de près d'un an d'investigation!
TENEZ VOUS PRÊTS!
L-E-S contre-attaque...
18 février 2008
Du sang frais!

L'inspecteur Bin nous livre une très fine analyse du dernier film de Tim Burton, et c'est ici que ça se passe!!
Le bailli Bamford, une enquête de Bin
La canne à cran d’arrêt du bailli Bamford
« At last, my arm is complete again. »
Au sein des maints abîmes d’horreur macabre dans lesquels nous plonge Sweeney Todd, il est peut-être une problématique patente, mais non moins prégnante, qui aura échappé au spectacteur mal avisé. Avec l’habituelle débauche de jargon psychanalytique, on a tout dit, peu s’en faut, du cynisme, de la schizophrénie, ou encore du complexe d’Œdipe qui caractérisent les personnages de ce film crépusculaire ; mais quid de la fruste et frustrée passion homoérotique du juge Turpin et de son inséparable acolyte, le bailli Bamford ?
Moult indices pour le moins érotico-fonctionnels nous mettent sur la piste d’une homosexualité qui avance masquée dans les rues nauséabondes de ce Londres interlope. Le rôle crucial des rasoirs du personnages éponyme est révélateur : la plupart des personnages les considérent à un moment ou à un autre avec une admiration presque indécente, de Mrs Lovett au signor Pirelli, en passant par la propre fille de Sweeney Todd - dans une scène où elle est grimée en jeune homme… Quant au cruel emploi que fait de ces rasoirs phalliques leur propriétaire, il est prétexte à force effusions de sang dont le traitement visuel est dans bien des cas hautement éjaculatoire. Ainsi l’atelier-même du barbier est-il le lieu d’une forte érotisation du corps masculin en ses manifestations les plus sexuelles.
Ce n’est pas tout. Parmi les personnages aux mœurs dissolues que rencontre Sweeney Todd, il en est deux qui ne sont pas sans évoquer quelque couple pédérastique : il s’agit du signor Pirelli et de son jeune assistant Toby (à ne pas confondre avec l’oncle Tommy et son fameux appendice nasal, lequel a déjà fait couler beaucoup d’encre - entre autres). Le premier, également barbier de son état, est affecté d’une attitude exagérément efféminée qui ne saurait laisser planer l’ombre d’un doute quant à ses penchants sexuels - on le rangera, à tout le moins, dans la catégorie des métrosexuels, au risque de commettre un fieffé anachronisme. Le jeune Toby, quant à lui, apparaît d’emblée comme le bouc émissaire de son maître, dont il subit sans piper mot les mauvais traitements. Victime consentante, il nous révèle, par sa dévotion aveugle au signor Pirelli et son dépit lorsque ce dernier vient à disparaître, quel profond attachement unit ce duo dont on devine les pratiques sadomasochistes.
De même, au gré des nombreuses péripéties vécues par le personnage d’Anthony - qui passe le plus clair de son temps à errer sans but (tel une termite en rut) en chantant à tue-tête « I feel you Johanna » dans les rues de Londres - se dessinent plusieurs silhouettes assez ambiguës. Celles de dandys opiomanes, entraperçues dans d‘épaisses fumées, nous rappellent opportunément les débauches d’Arthur Rimbaud ou de Dorian Gray. Mais surtout, au cours de sa brève entrevue avec le machiavélique juge Turpin, ce dernier lui fait en des termes équivoques l’aveu d’une homosexualité larvée. Faisant allusion aux livres érotiques (sans orthographe) dont il aime à compulser les pages, sans doute d’une seule main, il mentionne avec délice les « geishas du Japon, gitons de Grèce, concubines de Siam, prostituées de l’Inde » qui en peuplent les pages : l’intrusion de gitons dans cette énumération a de quoi nous surprendre, d’autant plus que le juge semble se rétracter aussitôt, quand il évoque « tous les plaisirs qu’un homme puisse rêver de connaître avec une femme » dans le résumé qu’il en livre. Qu’importe : si Anthony est probablement trop abruti pour avoir remarqué quoi que ce soit, le bailli Bamford, autre témoin de ce subtil coming-out - peut-être même en est-il le seul véritable destinataire (n’ayons garde d’oublier le phénomène de la double énonciation) -, a bien entendu, lui. Après que le juge, sous couvert de sermons, a tenté en vain de rallier à sa cause Anthony, dont la crasse stupidité ne tarde guère à l’excéder, c’est à lui qu’il revient d’expulser le faquin, sans autre forme de procès. Trop heureux de bouter (voire d’embouter) un rival potentiel, le bailli s’acquitte de sa mission avec un zèle musclé qui lui permet d’exhiber outrageusement sa canne à cran d‘arrêt. De ce dernier objet, éminemment phallique, il est impossible d’entreprendre la description sans heurter la plus élémentaire pudeur ; nous nous bornerons donc à quelques épithètes chastement évocateurs : trapue, luisante, souvent gourdin mais jamais nouille, la canne du bailli Bamford est un phallus en puissance - s’il en est. A la trouble lumière de cette canne rétractable, il est aisé d’analyser les rapports entre le juge et le bailli comme une actualisation homoérotique de la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave.
Notre lecture psychanalytique du dernier opus de Tim Burton en a révélé la charge homoérotique : chaque personnage masculin semble se débattre avec une homosexualité plus ou moins refoulée, dont il ne parvient à se libérer que dans une ultime et libératrice giclée de sang. Le démoniaque barbier incarnerait donc l’ancestrale figure du Père, initiateur qui révèle les autres personnages à eux-mêmes, mais en les châtiant de ne pas obéir à la norme - un père castrateur, donc. Sauf tout le respect qu’on lui doit, nous sera-il permis de donner un conseil à M. Tim Burton ? Qu’il suive l’édifiant exemple du bailli Bamford, seule figure d’une homosexualité heureuse et épanouie - grâce au jeu tout en arcanes de sa canne à cran d’arrêt.
16 novembre 2007
Prochainement
- Pas de vacances pour notre fine équipe (quoi qu'en puissent dire les khôlleurs d'histoire du lycée L******) : voici, comme promis, tout ce que vous avez toujours voulu sans jamais avoir osé le demander sur
le ziziMme D***... c'est ici
- Dossier "Mais qui est Marc Gérole?"
- Enquête spéciale Salem
PATIENCE!
12 novembre 2007
Bourre et bourre et ratatam!
L'agent Bin, flanqué de son fameux alcoolique accolyte, le Détective Cerise, s'est dûment attelé à un de ces mystères non résolus du Château de L******, et non des moindres, s'il en est!
"Tout L****** a déjà croisé cette ombre furtive et froufroutante, glissant mine de rien l'air de tout le long des antiques arcades vermoulues. Vous savez de qui je veux parler, ne faites pas l'enfant (Juste Homme rôde) : j'ai nommé la magnifique, merveilleuse, Ma-mamama-marika ! Or (nibard) nous autres avons pu juger avec force effroi de l'emprise exponentielle et polymorphe du monstrueux féminin, et doctoral - en d'autres termes, Marika dévore nos pensées les plus secrètes... Nous voilà dans de beaux draps!"
A ces mots, Cerise opine du chef.
"Tout à fait. N'étant pas les seules victimes de ce phénomène troublant, nous avons retroussé nos manches et au cri célèbre de "Courage, nous vaincrons!", nous avons pris le parti d'appeler à la barre les pauvres élèves transis. Nous vous livrons en avant-première ce micro-trottoir, plus trottoir que micro, mené tambour battant et trompette assortie!"
***
LE GREFFIER: Témoins, coooomptez-vous!
DENIB: Un!
PAUL: Deux!
DENIB: Trois!
G**: SALEM!
LE GREFFIER: G**, sortez de mes gonds! Euh... sortez de la salle!
[G** s'éxécute, avec Belzébuth- balle au but!]
LE JUGE: La parole est à l'accusation!
AGENT BIN: C'est bien moi. J'accuse pour contumace en te massant le c** (tel cette grosse limace d'Isidore Ducasse), j'accuse disais-je l'explosive Mme D*** d'être un monument de sensualité qui nuit gravement à notre ataraxie. DeniB, pouvez-vous nous en toucher deux ou trois pénis mots ?
DENIB: Je ne me ferai pas prier! Je pourrais commencer ma violente diatribe par une récrémination envers l'outrageux pantalon taille haute qu'arborait le Sapin. Nous n'avions d'yeux que pour ses hanches, pas d'autre alternative!
PAUL: OBJECTION VOTRE HONNEUR! Ce pantalon! Ah, ce pantalon! C'est l'emblème même du style empanaché de ce piment fait femme! Ses vêtements, voyez-vous, lui procurent un piquant...
DENIB [furibond,bondit comme une furie]: Normal, pour un Sapin! Je reprends ma harangue, si vous le permettez, suçant tel un hareng l'épine du procès! Non contente de se camoufler sous d'immondes breloques, ce qui n'était ni chic, ni choc, l'inculpée nous rabâchait les oreilles de phallus putatifs, de facéties salaces, et de salades russes (demandez à Daria).
LE JUGE:Assez parlé, jeune homme! La parole est à la défense!
CERISE: Telle le Lièvre de Mars, je n'ai rien à vous dire!
LE JUGE: Bin, cette levée de bouclier convoque votre parole!
BIN: Puisque la défense est défaite, je retourne ma veste, de peur de m'en prendre une. Il faut rendre justice à ces pourpres parures aux reflets chatoyants plus piquants qu'Epicure : ô Marika aux bras blancs et aux blancs de poulet, vous fûtes poule de luxe - le juge est un boulet. Votre broche batracienne barbotait en beauté sur vos courbes bohèmes... Votre écharpe en cascade s'échappait tout à coup et en cas de grand vent nous faisait des coucous... Que dire de vos jupons, brodés ou à pompons, vous pomponnant Madâme de pouponne façon... Et votre sac magique, caverne d'Ali Baba, dont vous tiriez vos cours ou du rutabaga...
CERISE: Votre verve m'inspire contre ce triste sire (le juge). Venons en aux discours de cette Pompadour! Elle maîtrisait, c'est vrai, l'analyse du moi: sa science aurait suffi au seul pied d'Eloi! Qu'ajouter à cela, si ce n'est Marika, c'est donc son frère (Mariages... De Figaro). Je n'ai rien à vous dire, je persiste et je signe: voilà ce que je sais, Marika était digne! Son empreinte à jamais ancrée dans nos cerveaux nous empêchait toujours d'être de gros nigauds.
BIN: Je crois pouvoir vous dire sans trop m'avancer que nous avons gagné notre procès.
PAUL: Vivat la fiat!
CERISE {ne visant personne]: Et que vivote la fiote!
JUGE [chantonnant sur l'air de "Lundi matin, l'Empereur, sa femme & le Petit Prince"]: Puisque c'est ainsi, j'm'en remets à DeniB!
DENIB [sur le même air]: Puisque c'est comme ça, moi, j'm'en vais faire Kafka!"
TO THE HAPPY FEW
28 mai 2007
Nos effectifs
- A l'origine de ce bureau: un duo désormais connu pour ses privates jokes au goût douteux et ses enquêtes poussives... la déterminée Inspecteur Solis, et l'implacable Détective Cerise.
- Au fil des enquêtes, elles ont été amenées à travailler avec un agent infiltré -nous éviterons soigneusement l'appelation "taupe", assez disgracieuse-, connu sous le nom de code Bin, ou Bibin... et parfois Fumseck quand le Détective décide de faire son dictateur et trouve qu'il l'ouvre trop. Bien que subalterne et subissant vannes lourdingues ou bizutage potache, Bibin a prouvé sa valeur et travaille d'arrache-pied: il est en vérité celui qui rechigne le moins à la tâche. [ici Bin s'insurge. Ce descriptif n'a pas pour but de le rabaisser mais bien de montrer qu'il subit des injustices au bureau!!]
- Le trio d'enquêteurs haut de gamme entretient des liens assez confus avec la redoutable journaliste Noms, grande directrice en chef du journal Publik, qui est un peu au Château de L****** ce que La Gazette du Sorcier est à Poudlard. Noms possède l'impressionnant pouvoir de diviser l'équipe: l'Inspecteur Solis serait pour une collaboration exclusive avec le journal, l'agent Bin s'y oppose farouchement... et le Détective Cerise, incapable de trancher, se contente habituellement de râler sur son subalterne (abus de pouvoir) et de les laisser s'entretuer en comptant les points.
- Viennent ensuite se greffer une bande d'adjuvants assez louches, qui peuplent les pages en témoins oculaires ou simples curieux: Docteur Glam (activiste rock'n roll, impliquée dans un trafic d'opium à la petite cuillère romaine à yahourt), Sonia Bouclette (illuminée, se croyant dans un épisode de Supernatural ou de Veronica Mars)... leur aide ponctuelle est plus précieuse à LES que l'équipe ne veut bien le laisser penser. ... Et comment oublier notre reporter très spécial D***** qui a prouvé sa valeur sur l'affaire de la clavicule du Professeur Q. ? (Mais nous redoutons qu'il nous trahisse pour Publik) Enfin, il est de bon ton d'ajouter au bas de cette liste le célèbre Tripode Eloi, source perpétuelle d'informations, et d'inspiration.
25 mai 2007
Une grenouille... un pâté... pas de pitié!
Un nouveau méfait vient se greffer sur le compte et la conscience du Professeur Prépâteux Q, pas si bonne pâte qu'il en a l'air... le tout ICI!
24 mai 2007
Une grenouille... un pâté... et le tour est joué !
Une enquête de Bin & Détective Cerise
Une nouvelle vient aggraver le dossier judiciaire, déjà fort fourni (pour ne pas dire fourré) de l'inquiétant Professeur Q.
Il est de notoriété publique que le professeur Q****** passe ses vacances dans le Jura. C'est là, c'est gras, c'est Porcenna?
- C'est là, disions nous, qu'au hasard d'une déambulation mise en péril par la peau de banane, entre les étals d'un marché de province, elle LE vit. Le pâté. Epatée par tant de grâce, et de graisse, elle s'en éprit aussitôt, telle:

- Ainsi donc, elle le ramena chez elle avec moult appétît. Ne pouvant se résoudre à gloutonner ledit pâté, en épicurienne patentée, elle tenta de sublimer son désir. Après tout c'eût été un intentionnel attentat attenté au pâté! Pas touche au pâté AOC, se jura-t-elle, telle Manivelle maniant Mani, le mammouth de Manille [cf. future enquête].
- Itaque, le professeur Q, voyant qu'elle ne pouvait détacher les yeux de l'aimé pâté, lieu de cristallisation de tous ses fantasmes, pénétra dans un graisseux marasme. En d'autres termes, elle se fit Pygmalion d'un nouvel âge: l'Age de Grasse. Elle se dit: "Si je ne peux me défaire de l'emprise de ce pâté, je pourrai le façonner à l'image d'un petit péteux." Mais quel péteux ?
- Armée de son seul courage, de sa canne enrubannée, et de son inspiration déchaînée, le professeur Q joua les démiurges avec une ferveur inconnue jusqu'alors, et qui lui avait toujours fait défaut.
- Voici la première ébauche, sommairement coiffée du sobriquet de MONSIEUR PATEUX.
- Elle constata avec amertume qu'elle était loin du but. Elle retroussa ses manches, et remit donc les mains à la pâte, ou plutôt les doigts au pâté, le palpant, palpitante, pleine encore des paradigmes de Palpatine. Ses efforts ne furent point vains.
- Quelques jours plus tard, au Château de L******.... la salle d'eau était pleine, les élèves attendaient. Le Professeur entra, étant accompagné! Constatez par vous même l'allure de ce pâté, qui répondait au doux nom de Pétard:
Un résultat, il est vrai, qui surpassait ses rêves les plus fous fous fous fous encore et en khôlle. Cependant, certains élèves avisés ne purent s'empêcher de constater avec force effroi, que l'indivu conservait des séquelles de sa vie passée de charcutaille. En effet, son visage possédait toujours une inquiétante propension à l'affaissement par le menton: il s'épatait!
- Fière de sa création, elle déclara à l'assemblée ébobée: " Ceci est un pâté, que dis-je, MON pâté, veuillez l'appeler Pétard."
- L'honorable assistance marqua un temps d'arrêt. Un murmure incrédule courait pied au plafond, le professeur le vit, et n'en fut pas content. "En temps que pâté, j'estime que vous lui devez le respect! Je m'adresse à vous, élèves, nommément! Avez-vous quelque chose à redire à notre ami, Monsieur Pétard, ici présent?"
- "Mais Madame, s'écriait-on alors, ce n'est qu'un piètre pied-tendre, et non pas un pâté!"
- "Respectez mon pâté, fermez votre clapet! Vous ne manquez pas de toupet!"s'écria le professeur. "Certes non, et ron et ron, petits patapons!" entonna le pâté
- "Mais Madame, s'écriait-on ensuite, c'est pas un pâté: il parle!"
- "Pas du tout! Et comment? Il parle! Voyez-vous ça! Et moi j'fais la roue telle un sans-culotte, pendant que vous y êtes! Par tous les saints! Il est muet comme une andouille, pauvres andouilles!" vitupéra ce bon vieux Q, littéralement outré dans son fourreau de rage, et certainement rougeaud brandissant du fourrage. Voyant que le Pétard tripotait ses boudins, elle s'approcha de lui et d'un ton assassin: "C'est valable pour vous, mon petit Pétard! Ne pipez mot, putain de pâté! Et ne me faîtes pas mentir, sous peine de repentir!"
- Et l'horrible Q mit ses ses sombres menaces à exécution. La mort dans l'âme, et le pâté en poche, elle se résolut à quitter sa création. C'est à contre-coeur qu'elle abandonna Pétard au Mont de Piété.
- Le lendemain, moi = moi= témoin oculaire, je certifie l'avoir vue rôder autour des patates, répétant comme une psychopate: "Pâté, pâté, pâté pauvre pâteux. Mais pâteux, c'est Pétard, pauvre Pétard!".
- Bin, de son côté, se faufila au Mont-de-Piété (ou monde des pieds, ce qui fait d'Eloi un suspect de premier choix) et assista, épaté, à la scène suivante : des moines en sarongs et tongs, qui jouaient au ping-pong, discutaient gravement. Bin, malgré tout son savoir-faire, ne perçut que ces quelques mots (et c'est déjà pas mal) : "Pétard revient, pauvres chrétiens!"
***
Bien sûr, la lumière reste à faire sur cette piteuse affaire. Peut-être son papa patois, dans une papamobile, se préparant des pâtes (non des nouilles), patauge-t-il pieusement dans les prépa-tûrages?
18 mai 2007
Des sombres choses t'attendent, professeur Q !
Dépêche AFP Section Enquêtes Spéciales
CONFIDENTIEL
Décret 78 A-b 007
Nous sommes comme vous contraints de travailler l'Histoire. Mais un bon détective ne prend jamais de vacances, car, comme aurait pu le dire Stendhal (principal suspect dans cette affaire), "Le crime est une peau de banane que l'on promène le long du chemin". La cible est, bien sûr, le professeur d'Histoire.
Plan ternaire synthètique
-I. Une peau de banane, dîtes-vous?
a) Vous avez bien compris. Symbolique phallique mis à part, cette arme est des plus perverse. Elle est d'abord biodégradable: le criminel est donc un professionnel, soigneux, minutieux, voire maniaque, les preuves s'effacent rapidement dans le respect le plus total de la nature. Hum... une arme écologile, en somme! Mais nous aurions tort de procéder à des jugements hâtifs: laissons l'Homme Parapluie en dehors de tout ça.
b) Ensuite, cette banane est un fruit. Nous pouvons dès lors soupçonner ses voisins de corbeille: Grosse Poire? Difficile à dire.... et Cerise? Mm... ce qui nous amène au troisième point.
c) Enfin et surtout, cette banane est de couleur JAUNE. Cela exclut d'emblée la blanchisseuse chargée du string de l'intendant, selon les propres déductions de l'Inspecteur Gabbie. Mais what about la Détective Cerise herself? Son attirance aussi intense que nouvelle pour cette teinte de l'arc en ciel la désignerait comme la criminelle la plus plausible, MAIS nous ne pouvons pas dire, question de logique la plus élémentaire, que Cerise soit soigneuse et perfectionniste.
Transition habile et subtile: D'ailleurs, nous disposons de preuves visuelles (Andromaque, témoin-clef, fouillait près de l'entrée au bon moment!), alors à quoi bon tourner autour du pot? (C'est vrai: nous cherchons à ne pas réviser!). Mais alors, peut-on encore dire "je"? Et, bien pis, qui est à l'origine de ce foutu coup fourré?
II-Mais qui est ce "on" qui siffle sur le balcon?
a+b+c ) Le temps presse. Mettez donc votre intelligence à contribution! Ouvrez grands les mirettes et regardez donc ces clichés!
> Ceci est la superposition de 3 images compromettantes. Ci-dessous, vous pouvez distinguer notre délinquante en force, préparant méticuleusement son méfait, comme on répéterait une pièce de théâtre! Si ce n'est pas fait dans les règles de l'art, ça!
- III. (Je vous explique tout) Et de quel chemin s'agit-il?
a) le chemin de la sagesse. Pour citer un certain maître Jedi, cher au coeur du Détective Cerise: "Tout est une question de point de vue." Et si nous adoptons le point de vue des HK, la cruelle attitude de Monsieur Paulin (déjà recensé comme tueur de vieilles dames dans les pages d'FHM, sans que l'on sache pourquoi cette feuille de choux ait eu une longueur d'avances sur notre brillante équipe) paraît tout à fait légitime: il s'agit de débarasser l'humanité d'un DS très pesant.
b) le chemin des Dames. Ou plutôt des vieilles dames. C'est à dire, dans le sens le plus pragmatique, le chemin que Pr. Q, la cible, emprunte quotidiennement pour regagner son lieu de travail et/ ou son domicile fixe. Un chemin inscrit dans le Triangle d'Or: Môssieur Paulin-Bin-Détective Cerise, et considéré comme très dangereux pour les riverains les plus âgés: risques de fêtes, de fous-rires sous balcons, de prostitution (Triangle du Sexe Ouvert, dixit un prof), de narcotrafics louches, d'accidents de la route (hop, la voiture dit bonjour au RER B!). Un lieu somme toute peu sécurisé et idéal pour atteindre sa proie.
c) Enfin, et pour finir, sur une note métaphysico-poétique: le chemin de la vie. Nous ne pensons pas que Monsieur Paulin souffre d'un trouble de la personnalité: elle ne se prend pas pour une Parque semant sur le chemin de la vie de Mme Q. des obstacles mortels. Cependant, en plaçant l'objet du crime, cette foutue peau de banane, au bon endroit, au bon moment, elle lui aurait fait emprunter un tout autre chemin, celui de la retraite dorée (comme la banane, justement). Et nous aurait, by the way, fait goûté celui de la délivrance. Ce crime est donc, en vérité, une route à embranchements multiples, une croisée des chemins, un carrefour, quoi!
Conclusion Générale: Mais qui dit carrefour dit indécision, et c'est ce qui causa l'échec du plan diabolique et ingénieux de notre meurtrière en puissance. Trop accapparée par son souci de bien faire, elle n'a guère prêté attention à cette fouine d'Andromaque qui a pu nous prévenir. Par conséquent, nous pouvons dire ( à regret, nous le confessons) que le carrefour a tourné à l' impasse, hélas!
Les épreuves pleuvent et la délinquance pousse...
Hélas, hélas, trois fois hélas!(éloi, éloi, trois faces d'éloi?)
Vous vous pensiez naïvement à l'abri dans vos chaumières à l'heure où une horde de HK s'étaient barricadés pour réviser l'Histoire de pied ferme mais de mauvaise volonté?
Détrompez-vous, rien ne les arrête plus, et surtout pas Gambetta, la barbe mythique de Jules Guesde ou la stupidité patente de Léon Daudet le pourfendeur de veuves et d'orphelins!
Face à cette recrudescence de violence, l'équipe de Lakanal Enquêtes Spéciales n'a qu'une chose à vous dire: "Pauvre de Mouche." ... Mais Mouche, c'est nous! Pauvre de nous.
Envoyez le jingle... du nouveau ici !!









